La production de foie gras implique la naissance de 82 millions de canetons par an et 700 000 oisons. Par définition du foie gras, le gavage est obligatoire (art. L. 654-27-1 du code rural). Les canetons ou oisons naissent dans un couvoir : les oeufs sont placés sur des chariots dans de grandes armoires à incubation. Chez les canards, seuls les mâles sont gavés, l’utilisation des femelles est interdite. Le foie des femelles est trop nervé. Les oisillons sont donc triés par sexe dès leur sortie de l’oeuf. Il existe deux techniques pour le faire, soit par autosexage (pour certaines souches, la sélection génétique permet de différencier mâles et femelles par une tâche noire sur la tête des animaux), soit par retournement du cloaque.

Les femelles mulardes sont généralement éliminées ! Tuer ! (par broyage) après leur naissance.

A un jour, les canetons sont transportés dans un élevage qui les mènera jusqu’à la phase de gavage à l’âge de 80 jours environ.

Le gavage consiste à administrer de force à l’aide d’un tuyau enfoncé de la gorge à l’estomac de l’animal des aliments en grande quantité, très énergétiques et déséquilibrés. Cette opération prend 45 à 60 secondes avec la méthode artisanale. Elle ne prend que 2 à 3 seconde avec la méthode industrielles (largement prédominante) de gavage à la pompe hydraulique ou pneumatique. Les oiseaux sont gavés deux fois par jour.

ImageEn France, 75% des canards sont enfermés dans des cages de batterie où ils ne peuvent ni se lever, ni se retourner, ni étendre leurs ailes. D’autres sont enfermés dans des parcs, utilisés pour les oies également.

Suite au choc du gavage, l’animal est pris de diarrhées et de halètements.

Le fonctionnement du foie est perturbé, l’animal a du mal à réguler la température de son corps, il développe une maladie appelée stéatose hépatique. En outre, les dimensions de son foie hypertrophié qui atteindra presque 10 fois son volume normal, rendent sa respiration difficile, et ses déplacements pénibles. Les sacs pulmonaires sont compressés, le centre de gravité de l’animal est déplacé.

En période de gavage, les canards sont enfermés sur des sols durs (grillage, caillebotis…), ils développent des infections aux pattesappelées dermatites.

Outre la longue liste des maladies, troubles et le malaise général des animaux gavés et encagés, les statistiques de mortalité trahissent l’état de santé des animaux suralimentés. Le rapport de 1998 du Comité Scientifique vétérinaire mandaté par la commission européenne mentionne même des taux de 10 à 20 fois plus élevés en gavage qu’en élevage.

Au bout d’une douzaine de jours de gavage, les oiseaux sont alors emmenés à l’abattoir dans des caisses où ils sont entassés. Le traitement qui leurs est infliger a l’abattoir:  ils sont étourdis par électronarcose puis saignés. Il arrive fréquemment que les oiseaux se réveillent avant ou en cours de saignée…

Ils endurent la souffrance dès le premier jour de leurs vie jusqu’au dernier… Qui à la droit de s’approprier la vie d’un autre ? Qui a le droit de vie ou de mort ?

Stop au foie gras ! penser à eux…

Article en provenance de: http://www.stopgavage.com/index.php

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En passant  —  Publié: 29 juillet 2012 dans La production de foie gras (Foie malade d'une être vivant ! )

ImageQu’est-ce qu’être végétarien & végétalien ?

Par définition, un végétarien ne mange pas de viande mais uniquement des aliments d’origine végétale ou des sous-produits animaux comme les produits laitiers, les oeufs ou le miel. Contrairement à ce que beaucoup peuvent croire, le terme « viande » ne désigne pas uniquement la viande rouge mais aussi la volaille, le poisson et les crustacés. En revanche un végétalien en plus de ne pas consommer de viande, ne consomme pas de produits qui proviennent d’un animal, ni oeufs, ni lait (animal), ni miel.

Pourquoi être végétarien / végétalien ?

– Pour des raisons religieuses, ou éthiques (respect de la vie animale, non-violence)

– Pour des raisons diététiques (problèmes de cholestérol, manque de fibres…)

– Par respect pour l’environnement : consacrées à la culture des végétaux, les terres d’élevage nourriraient proportionnellement plus d’êtres humains (la famine pourrait être éradiquer), Il ne serait pas nécessaire de défricher autant de terrains (comme par exemple en forêt Amazonienne), on préserverait l’eau et réduirait de plus de moitier la pollution.

– Par souci d’économie : la viande coûte cher !

Dans notre société où règne l’abondance, servir de la viande à tous les repas est devenu chose courante. Les problèmes liés aux excès de cholestérol aussi… De nombreuses personnes ne mangent pas assez de légumes, ce qui entraîne des carences en fibres, en vitamines et en minéraux.

Les idées reçues:

– ne pas vouloir tuer d’animaux est de la sensiblerie. Ne soyons pas hypocrites : quand on achète de la viande en barquette dans un supermarché, on n’imagine même plus l’animal impliqué dans la fabrication du produit. Combien d’entre nous seraient capables de tuer un animal, d’enlever la vie pour se nourrir (Pour se faire plaisir serait plus approprier..) ?

– les végétariens sont de dangereux provocateurs : le végétarisme est une pratique courante dans de très nombreux pays. Malheureusement, en France, les végétariens sont considérés comme des êtres à part et sont souvent mis à l’écart (regardez n’importe quel menu de restaurant…). Les végétariens ont des convictions : ils ne sont pas pour autant des fanatiques cherchant à « convertir » tout le monde (ils cherche plutôt à prévenir, a informé et à réveiller nos coeurs endormie…) !

– ne pas manger de viande affaiblit les muscles : demandez à Carl Lewis, il est végétarien ! Les protéines et le fer ne se trouvent pas que dans la viande.

– être végétarien rend arriéré mental : Albert Einstein était végétarien…

    – les végétariens ont des carences : pas s’ils mangent des produits variés

Un principe:

Par principe, de nombreux végétariens achètent des oeufs de poules élevées en plein air, renseigner vous sur les poules élever en batterie… Une honte, la vie doit être respecter quel soi humaine ou animal !! Cela nous concerne tous…

Si vous souhaitez devenir végétarien, faites-vous plaisir. Avec les économies réalisées quand vous n’achèterez plus de viande, offrez-vous de bons produits de qualité. Veillez à manger des plats variés et utilisez le plus possible des fruits et légumes frais de saison. Le congélateur est un outil précieux pour tous ceux qui n’ont pas le temps de faire la cuisine tous les jours. Et surtout n’ayez pas  honte ! Vous n’êtes pas anormal, même si le végétarisme n’est pas une pratique très courante dans notre pays ! La vie ne vaut-elle pas qu’on ce battent pour la préserver ?

Quelques végétariens célèbres:

Homère, Socrate, Platon, Virgile, Léonard De Vinci, Isaac Newton, Pascal, Voltaire, Rousseau, Lamartine, Abraham Lincoln, Albert Schweizer, Tolstoï, George Bernard Shaw, Albert Einstein, Ghandi…

et plus récemment:  Alec Baldwin, Kim Basinger, les Beatles, Montserrat Caballé, Daniel Day Lewis, David Duchovny, Jenny Garth, Richard Gere, Carl Lewis, Linda MacCartney, Théodore Monod, Thierry Mugler, Martina Navratilova, MarieClaude Pietragala, Alicia Silverstone, les Simple Minds, Sting, Terence Stamp, Uma Thurman, Marguerite Yourcenar pour ne citer qu’eux…

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En passant  —  Publié: 29 juillet 2012 dans Petits renseignement sur les végétariens & végétaliens

ImageComment faire comprendre la condition animale aux  enfants ? (parce qu’aux adultes, j’ai l’impression que c’est mort), voici une petite histoire: 

– Bon voilà, imagine que ça se passe…sur terre, la nôtre. Il y a tout d’un coup une invasion d’extraterrestres, Ils ont quitté leur planète parce qu’ils étaient trop nombreux à y habiter. Ils sont plus grands que nous, ils sont pas méchants, ils sont intelligents, ils veulent pas vraiment coloniser la terre, juste vivre dessus. Ils s’appellent eux même les » Namuh ». Ils ont l’habitude de manger les mêmes végétaux  que nous, ils adorent le chocolat et les carottes en particulier. Sur leur planète, il n’y avait pas d’autres animaux, alors ils ne mangeaient que des végétaux et ça leur allait très bien. Mais un jour, ils ont essayé comme ça, de manger un humain, pour voir. Ils ont trouvé ça très bon, alors ils ont décidé d’en manger plus, ils se sont mis à les chasser pour se faire de bons repas avec leur chair, et c’était pratique, un sandwich au bras pour midi, un cerveau le soir, avec de la bonne sauce, mmh!

– C’est gore ton histoire.

– Mais attends, ils ne mangeaient pas tous les humains, ceux à la peau noire par exemple, ils les trouvaient plus jolis et plus sympa (un peu comme toi tu trouve les chats mimis, et pas les cochons). Alors ils les mangeaient pas. Les Namuh les gardaient avec eux pour les chouchouter, les câliner. Ils leur donnaient même des noms!

– Beh c’est raciste, non ?

-Oui. Tous les humains n’avaient pas la même condition, les Noirs avaient la chance d’être trouvés mignons, les blancs étaient très prisés pour leur chair et leur peau. Ceux qui avaient les yeux  bridés étaient considérés comme des nuisibles, parce qu’ils étaient assez malins pour échapper aux Namuh. Ils vivaient dans d’immenses villes souterraines, mais parfois les Namuh leur jettaient de la nourriture empoisonnée pour s’en débarrasser.

– Mais c’est dégueulasse ! Les humains étaient là avant !! ce sont les Namuh qui leur volent le territoire, pas le contraire !

– Oui mais que veux tu… Les Namuh considéraient que rien n’était plus important qu’eux même. En même temps, ils ont commencé à trouver ça fatiguant de toujours chasser les humains pour les manger,  en plus les humains sont intelligents, ils crient, ils essaient de se défendre !

– Et alors ?

– Alors ils se sont mis à les enfermer pour les faire se reproduire, ils les ont enfermés dans de grands enclos, ils les nourrissaient, et de temps en temps, ils en prenaient un au hasard, le plus gras, le plus beau, et ils le tuaient pour le manger. Quand une humaine avait un bébé, ils le lui prenaient et le tuaient car les bébés humains ont une chair plus tendre. Bien sûr, ils auraient pû continuer à se nourrir de végétaux uniquement, mais ils trouvaient que la chair humaine avait un gout tellement…tendre…savoureux…

– C’est vraiment dégueu ton histoire ! manger des bébés, bah !

– Et attends, tu ne sais pas le plus beau, les Namuh produisaient tellement d’humains qu’ils n’avaient presque plus de place pour faire pousser les carottes ou les cacaoyer, ils n’avaient presque plus de place pour vivre quoi !

– C’est débile !

– En plus, produire des humains polluait beaucoup, ainsi, les Namuh allaient jusqu’à polluer l’air qu’ils respiraient eux-même!

– Quels idiots ! et aucun de ces extraterrestres disait rien ?

– Il y en avait que ça embêtait de tuer  les humains, car ils voyaient bien qu’ils souffraient, et qu’ils vivaient malheureux dans les enclos. Mais bon, ça avait bon goût alors ils en mangeaient. Les rares qui mangeaient pas de chair humaine étaient traités comme des fous, pourquoi se passer de quelque chose d’aussi bon ? Après tout les Namuh étaient  plus grands, plus forts, plus rusés que les humains, donc ils se considéraient comme étant au sommet de la chaine alimentaire, et se disaient que c’était comme ça, les humains, on les mange et puis c’est tout.

– Ils sont vraiment méchants les extraterrestres de ton histoire.

– Pas vraiment, c’est juste qu’ils se rendent pas compte, ils ne voient pas ce qu’ils refusent de voir.

– Comment elle finit l’histoire?

– Je ne sais pas.

– Heureusement, ça arrivera jamais !

– Ça se passe juste en ce moment…

En passant  —  Publié: 29 juillet 2012 dans Expliquée la condition animal au enfants... Petite histoire.

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La faim progresse dans le monde:

En novembre 1996, le sommet mondial pour l’alimentation tenu à Rome sous l’égide de la FAO proclamait la volonté des chefs d’Etat et de gouvernement rassemblés à cette occasion de réduire de moitié le nombre de personnes sous-alimentées à l’horizon 2015.
Aujourd’hui, on ne peut qu’être pessimiste sur les chances de voir cet objectif atteint puisque, loin de régresser, le nombre de personnes sous-alimentées suit un trend croissant depuis le milieu des années 1990, même si on enregistre une régression en 2010 après le pic de 2009. Cette situation relève de causes multiples. L’emprise de l’élevage sur des ressources naturelles limitées constitue sans nul doute l’une d’entre elles.

Terres agricoles en France:

Les terres agricoles françaises sont accaparées par les animaux d’élevage : 2/3 des terres agricoles sont destinées à l’alimentation animale, que ce soit en pâturages ou en cultures de plantes pour l’alimentation des animaux. L’alimentation animale est par exemple aujourd’hui le principal débouché industriel des céréales françaises : elle en consomme 11 millions de tonnes, ce qui représente 50% des utilisations en France. Par ailleurs, la France importe des tourteaux de soja, principalement du Brésil et d’Argentine, contribuant ainsi à la déforestation en Amérique latine et aux problèmes sociaux liés au développement des grandes cultures intensives au détriment des petits paysans. Avec 4,5 millions de tonnes de soja importés chaque année, la France est le premier importateur européen : 22% du soja exporté par le Brésil lui est destiné. Le soja d’importation destiné à l’alimentation est en grande partie génétiquement modifié.

L’élevage : un gaspillage:

Un rapport de la FAO de 1992 indiquait que les animaux sont de piètres convertisseurs d’énergie en alimentation humaine : si on les nourrit avec des céréales, ils ingèrent en moyenne 7 kcal pour en restituer une sous forme de viande (3 kcal pour les poulets, 16 kcal pour les bovins). Le président du GIEC, Rajendra Pachaury, illustre d’une autre façon cette inefficacité : il faut 7 à 10 kg de végétaux pour faire 1 kg de viande boeuf, 4 à 5,5 kg pour 1 kg de viande de porc.

Élevage et sous-alimentation:

La production animale actuelle passe de plus en plus des bovins et autres ruminants, qui broutent l’herbe et mangent du fourrage, aux porcs et aux volailles engraissés par des régimes alimentaires à base d’aliments concentrés, souvent importés d’autres régions du pays ou de l’étranger.

Près d’un milliard d’humains sous‑alimentés:

Dans un rapport rendu public en octobre 2010, la FAO estimait à 925 millions le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde, avec la répartition géographique ci-contre.
La malnutrition affecte un enfant sur trois dans les pays en développement. Elle réduit la résistance des enfants aux maladies, provoque des handicaps mentaux et physiques et accroît leur mortalité.

 

L’élevage détourne des ressources nécessaires à l’alimentation humaine:

33% des terres cultivables de la planète sont utilisées à produire l’alimentation des animaux d’élevage ; 26% de la surface des terres émergées non couvertes par les glaces est employée pour le pâturage. Au total, ce sont 70% des terres à usage agricole qui, directement ou indirectement, sont consacrées à l’élevage. 35,5% du volume des céréales produites dans le monde sert à nourrir les animaux d’élevage. La production mondiale de soja, en expansion très rapide, est principalement destinée à l’alimentation animale. Tant les céréales que le soja sont des denrées hautement nutritives, directement consommables par les humains. Les affecter à la l’alimentation animale constitue un détour de production particulièrement inefficace.

Carnivorisme et « cannibalisme »:

Consommer des produits animaux tue des animaux, et impose à la plupart d’entre eux une vie misérable, tant les conditions d’élevage sont effroyables.
Une forte consommation de produits animaux tue aussi des humains, ou les maintient dans l’extrême misère. René Dumont qualifiait déjà en son temps l’occidental, avec sa surconsommation de viande, de « cannibale indirect ». La croissance accélérée des productions animales dans le monde au cours des dernières décennies a dramatiquement accentué ce « cannibalisme ». S’il n’est pas exclusivement le fait des occidentaux, il est assurément une des formes que prend l’accaparement des ressources par les riches au détriment des pauvres

 

Article en provenance de: http://www.viande.info/

En passant  —  Publié: 27 juillet 2012 dans La viande & la faim dans le monde

ImageVous le savez, la remarque la plus idiote et la plus fréquente que vous entendez quand vous êtes végétarien, c’est « le cri de la carotte », remarque qui contient des variantes pleines d’imagination telles que « as-tu pensé à la souffrance de la salade ? » ou encore «et les poireaux ? faut les tuer aussi ! tu n’as pas honte ? » . En gros, on reproche aux végétariens de ne pas manger d’animaux ET de manger des végétaux. Il faut commencer par une petite mise au point sur la « souffrance des végétaux » :

-l’existence de la souffrance suppose celle d’un système nerveux. Or, si vous avez dépassé la classe de cinquième, vous savez que les végétaux n’en ont pas.

-Si quelqu’un se soucie réellement de la souffrance des végétaux, il doit absolument devenir végétarien. En effet, la production de viande suppose de nourrir les animaux avec d’importantes quantités de végétaux (environ 10 unités végétales pour une unité de viande). Un végétarien fait donc « souffrir » moins de végétaux qu’un non-végétarien.

-L’idée du respect dû aux végétaux n’est pas inintéressante : en effet, si l’on respectait le règne végétal, on ne détruirait pas la forêt amazonienne pour des intérêts privés, peu importe que les arbres souffrent ou pas.  On peut donc considérer que le végétarisme est englobé dans une sorte de « respect global de l’environnement », global parce qu’il comprend aussi bien les hommes que les animaux et les végétaux (telle est ma position en tout cas).

Ceci étant dit, il est intéressant de se concentrer non sur la souffrance réelle ou supposée du végétal, mais sur le fond de la question : que se passe t’il dans la tête d’une personne qui vous dit que les carottes crient ?

1) Observons ces différentes phrases véridiques issues de débats (réels ou virtuels) : « T’as pensé à la souffrance des carottes ? »« Et la salade, tu dois bien la couper pour la manger, alors tu la tue aussi ! »« et le cri des tomates quand t’approches ton couteau, tu l’entends pas ? »« Le cri de la pauvre carotte qu’on découpe en rondelles, ça t’émeut pas ? »« Et les petits de la maman carotte qui ne reverront plus jamais leur mère, voilà de quoi vous êtes responsables vous les végétariens »« la souffrance de la salade, personne ne s’en soucie »« Vous les végétariens vous êtes des monstres qui mangent des pauvres tomates arrachées à leur famille» Etc.

J’ai corrigé les fautes d’orthographe pour vous livrer ces citations. Néanmoins, j’ai laissé celle-ci telle qu’elle, pour le plaisir de la poésie :

« et un chou fleur c’est un être vivant qu’on as privé de vie plus jamais il ne pourras requeillir de la vigne se doré a soleil pour crée du sucre. Manger sans concession par des homme qui ne font que se reproduire et les détruire un par un. Faite la grève de la faim vous et moi et sauvons la forêt amazonienne  »

J’ai deux observations quant à ces remarques.Premièrement, observons les aliments qui sont cités. Quasi exclusivement des légumes (ces emmerdeuses de tomates entreront dans cette catégorie pour une fois). Mais quels légumes ? Tomate, salade, carotte principalement, beaucoup plus rarement d’autres légumes (chou-fleur, poireau). Personne ne vous parlera jamais de la souffrance du topinambour, ni de celle du blé, du quinoa ou du fruit du jacquier. Les personnes qui parlent des souffrances du végétal connaissent donc assez peu de légumes. Or quand on connaît l’intérêt nutritionnel des légumes, on ne peut que se dire que la personne qui se contente de carotte/tomate/salade doit probablement souffrir de carences importantes qui peuvent expliquer de petits dysfonctionnements cérébraux. Ainsi la boucle est bouclée. Deuxième observation, linguistique cette fois : la phrase est souvent formulée de façon interrogative et culpabilisante. Ainsi, quand une personne dit « T’as pensé à la souffrance des carottes ? », cela signifie ceci : « merde, avec ce que tu me dis, je commence à envisager la souffrance animale. J’y pense. Je me sens coupable. Je dois me déculpabiliser. Je vais culpabiliser l’adversaire pour me déculpabiliser ». Or ceci aboutit exactement à une phrase telle que « T’as pensé à la souffrance des carottes ? » qui est déculpabilisante pour soi et culpabilisante pour l’adversaire végétarien (du moins c’est ce qu’ils croient).

On peut finalement dire que quand le non-végétarien en arrive  parler de souffrance des végétaux, ce qui est, vous le savez absolument inévitable, c’est plutôt bon signe car cela signifie qu’il a compris la problématique de la souffrance. Il ne conteste plus le fait que les animaux souffrent, que cette souffrance doit être prise en compte, mais il entre dans un système de pensée infantile du gamin qui se fait prendre la main dans le sac : « y’avait pas que moi m’dame », traduisible en végélangue par « je fais souffrir des animaux, c’est grave, je le sais MAIS toi tu n’es pas parfait puisque tu fais souffrir les végétaux, ouf, ça va mieux, je me sens moins méchant ».

Petit souci cependant : les végétaux, eh bien, ce n’est pas tout à fait comme les animaux.

2) Classification du vivant: Prenez n’importe quel tableau de classification du vivant (en voici un gracieusement fourni par Wikipédia) : La classification en deux groupes (végétal / animal) a évolué pour aboutir à la constitution des cinq règnes du vivant selon la biologie :•    les procaryotes (archées et eubactéries)•    les protistes (eucaryotes unicellulaires)•    les champignons (eucaryotes multicellulaires, hétérotrophes et absobotrophes)•    les végétaux (eucaryotes multicellulaires)•    les animaux (eucaryotes multicellulaires)   Vous n’avez pas manqué d’observer qu’il n’existe pas de classification « humain (eucaryotes multicellulaires) ». Il faut donc en déduire que l’humain, est scientifiquement classé dans les animaux. Or, c’est là que le bât blesse : l’anti-végétarien n’est pas très scientifique (on l’a déjà vu à propos du système nerveux), donc, il va faire sa propre classification.

«t’es végétarien ? mais t’as pensé au cri de la carotte qu’on découpe en tranches ? » peut se traduire ainsi en langage scientifique « les végétaux et les animaux font partie d’un premier groupe d’eucaryotes multicellulaires, les humains font partie d’un second groupe supérieur d’eucaryotes multicellulaires. » Mais pourquoi classer au mépris de la science les animaux non-humains dans un groupe qui n’est pas le bon ? Facile. On sait qu’à peu près tout le monde a de la compassion envers les animaux, à un degré variable certes, mais l’empathie envers l’animal (humain ou non humain) est le propre de l’homme, l’absence d’empathie étant par ailleurs signe d’une personnalité psychopathologique de type serial-killer, pervers sadique, etc (et là je suis très sérieuse, ce n’est pas moi qui l’invente).Donc, notre ami anti-végétarien a bien une certaine empathie pour les animaux, empathie taboue et totalement inavouable à soi même et a fortiori aux autres au risque de passer pour une mauviette. Comment se débarrasser de cette empathie ? Facile : en classant l’animal dans la catégorie « végétaux », puisque le végétal ne souffre pas. Et là, l’anti-végétarien est pris au piège puisque classer l’animal dans la catégorie « qui ne souffre pas=qu’on peut torturer » revient à dire qu’il sait bien que non, les végétaux ne souffrent pas. Le raisonnement « souffrance du végétal » est donc totalement bancal. On peut aller plus loin : pour classer l’animal dans la catégorie « végétal », il faut, en plus de lui trouver un point commun avec le végétal, lui dénier tout point commun avec l’humain. Or ceci semble totalement impossible pour un esprit normalement constitué. Prenez un homme, une vache et une carotte. Avec ces trois éléments, vous devez faire deux groupes cohérents en fonction des points communs de chaque élément avec les autres. Comment est-il possible qu’une personne normale trouve plus de points communs carotte/vache que vache/homme ?Il faut ignorer la similarité jambes/pattes, museau/nez, il faut ne pas voir les yeux, la peau, il faut ignorer les oreilles et l’existence de tous les organes internes, il faut ne pas voir la capacité de se mouvoir, d’émettre des sons, etc. Ceci pourrait être le cas si vous aviez en face de vous un débile profond, mais vous remarquez que l’anti-végétarien est par ailleurs (j’insiste sur « par ailleurs ») quelqu’un d’assez normal.

En réalité, ce n’est pas comme ça que le crieur de carottes raisonne. Il semble qu’il ne raisonne pas par rapport à la classification du vivant, mais par rapport à la classification « se mange/ne se mange pas » (si on pousse encore plus loin, ça ne tient pas non plus, puisqu’un chat, un homme ou une merde, ça se mange aussi, bref), Donc, nous avons traversé des siècles et des siècles d’évolution pour finalement être dirigé par notre estomac, en plus de l’être par notre sexe (pour certains). Voilà qui est peu glorieux pour une espèce qui se prétend supérieure.

3) Aller plus loin dans la classification du vivant: Tant que nous sommes dans la classification des espèces, j’en profite pour souligner un autre paradoxe.Si vous êtes végétarien, vous avez aussi entendu maintes fois que « l’homme est un prédateur » (faux, soit dit en passant, l’homme est éventuellement un charognard), ou que « je mange de la viande parce que les lions mangent les gazelles », ou que « les chats qui mangent les souris, tu les engueule pas ». Etrange, maintenant, l’homme est comparé à l’animal pour justifier son comportement. Il est classé parmi les animaux, contrairement à ce qui se passe dans l’argument de la souffrance végétale. Donc d’un côté, on classe l’homme comme un animal pour justifier un comportement, et d’un autre côté, on classe l’animal parmi les végétaux pour justifier LE MÊME COMPORTEMENT.

Pour conclure, je souhaite évoquer l’excellent livre de Charles Patterson « Un Eternel Treblinka ». Dans ce livre l’auteur démontre que pour pouvoir perpétrer des atrocités sur ses semblables, l’humain les abaisse au rang de l’animal afin de se libérer de toute culpabilité. Or si on considère que l’animal est rabaissé au rang du végétal pour pouvoir le maltraiter, on en arrive à une absurdité qui est celle-ci : « si l’humain est comme un animal, et si l’animal est comme un végétal alors l’humain est comme un végétal ».Je me permets aussi d’observer que le fait de traiter certains groupes humains comme des animaux pour pouvoir les maltraiter est le propre des pires régimes que l’humanité a connu, que penser alors de la personnalité de celui qui traite les animaux comme des végétaux pour pouvoir les maltraiter ?

Article en provenance de: http://insolente0veggie.over-blog.com/

Estomacs sur pattes !

Publié: 27 juillet 2012 dans Estomacs sur pattes !

Je me dis qu’aujourd’hui, connaissant ce qu’implique la consommation de viande, toute personne ayant la disposition d’un cerveau, d’un coeur et n’étant pas coincée dans le désert avec juste une tranche de jambon ne devrait pas manger d’animaux. Sauf que deux problème se posent:

1- Beaucoup de gens sont mal informés et ne connaissent pas les implications énormes de la consommation de viande.

2- La plupart du temps, les gens qui sont informés de ces implications finissent pas se dire (et souvent ME dire): « ah bah ouais mais la viande, c’est trop bon », « ça me manquerait trop », etc..

Alors en effet j’ai vraiment l’impression d’être face à des estomacs sur pattes… Comme si rien ne comptai plus que votre petite personne, car au final il y n’y a pas que les animaux impliquer dans ce massacre mais la terre elle même et les être humains !

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Article en provenance de: http://insolente0veggie.over-blog.com/

ImageManger plus végétarien ne pourrait-ce pas être un beau cadeau à nous faire, à offrir à notre entourage et à la planète ? Pour retrouver notre équilibre personnel physique et psychologique, une alimentation adaptée à notre métabolisme, à nos souhaits d’harmonie individuelle, familiale et sociale, la diminution de notre consommation de viande au profit de produits sains et biologiques, est une ouverture vers une vie saine et partageuse.

En quelques points, manger plus végétarien contribue à :- améliorer notre santé et retrouver de l’énergie ;- avoir les moyens de manger bio toute l’année ;- agir pour l’écologie ;- contribuer à la transformation des mentalités ;- respecter les animaux ;- partager équitablement les ressources sur la planète ;- participer à la résolution des problèmes de faim dans le monde.

Manger plus végétarien pour manger totalement bio toute l’année: Le coût, considéré comme supplémentaire dans le budget, des produits biologiques, en comparaison de ceux pratiqués sur les produits de la grande distribution, est totalement compensé en réduisant sa consommation de viande, de poissons et de produits laitiers.

Les aliments qui contiennent le plus de protéines sont d’origine végétale: Les chiffres l’attestent :- le soja (37%)- certains fromages dont le comté (30%)- les légumineuses : lentilles (24%), les haricots (21%)- les noix : pistaches (20%), les noix de cajou (19%)

Manger plus végétarien pour se maintenir en bonne santé: L’American Dietetic Association et Dietitians of Canada, au sujet de l’alimentation végétarienne, après plus de 250 études servant de référence aujourd’hui, concluent qu’il a été montré que l’alimentation végétarienne, menée d’une façon appropriée, est bonne pour la santé, adéquate d’un point de vue nutritionnel et bénéfique pour la prévention et le traitement de certaines maladies. » (Ann Mangels, Virginia Messina, and Vesanto Melina, « Position of the American Dietetic Association and Dietitians of Canada : Vegetarian Diets », Journal of the American Dietetic Association, Jun. 2003, pp. 748-65). Une alimentation végétarienne bien équilibrée permet de se maintenir en bonne santé et réduit les risques très répandus dans notre société : maladies cardiovasculaires, cancers et accidents vasculaires cérébraux. L’association américaine de diététique indique que « les végétariens sont moins sujets aux problèmes cardiovasculaires, ont des taux plus bas en cholestérol, ont moins de problèmes d’hypertension, de diabète, et de cancers de la prostate et du colon » et que les végétariens sont moins sujets aux problème d’obésité. Une alimentation végétarienne bien équilibrée fournit tous les nutriments nécessaires, sans les graisses saturées, le cholestérol… que l’on peut retrouver dans la chair des animaux, les oeufs ou les produits laitiers.Des recherches ont montré que les végétariens peuvent réduire de moitié les maladies cardiaques, et de 40 pour cent certains cancers. Les personnes consommant de la viande ont 9 fois plus de risques d’avoir des problèmes d’obésité que les végétaliens.

Manger plus végétarien, c’est lutter tous les jours contre la faim dans le monde: 16 kg de céréales sont nécessaires à la production d’un seul kg de viande (cf. Mark Gold et Jonathon Porritt, « The Global Benefits of Eating Less Meat » 2004, p. 22.).Combien de personnes nourrit-on avec 1 kg de viande et pendant combien de temps ?Combien de personnes nourrit-on avec 16 kg de céréales et pendant combien de temps ?Imaginons 5 steaks de 200 grammes et 16 boites de riz d’un kg chacune…Pourquoi encore aujourd’hui 840 millions de personnes meurent de faim, alors que nous produisons assez de nourriture pour alimenter 12 milliards d’être humains et que nous ne sommes que 6 milliards ?Parce que nous utilisons beaucoup trop de terres agricoles pour cultiver des céréales qui nourrissent le bétail, qui finira en morceau de viande sur nos étals, à défaut de cultiver pour une alimentation humaine. Comme l’atteste un récent rapport de Compassion in World Farming, « les cultures qui pourraient être utilisées pour nourrir les affamés sont utilisés à la place pour engraisser les animaux élevés pour produire de la nourriture ». Si nous n’inversons pas la tendance, de part notre consommation de viande, la famine continuera à torturer et à tuer des centaines de millions de personnes à travers le monde.En achetant de la viande, nous entretenons ce cycle de production inacceptable face à la famine dans le monde.

Manger plus végétarien pour préserver les écosystèmes: L’augmentation de la consommation de viande et de poisson à l’échelle mondiale est en train de provoquer un véritable désastre écologique. Le rythme de croissance de la population mondiale, associé à l’aspiration des pays du Sud au même niveau de vie que celui des pays riches, s’accompagne, en amont, du développement d’élevages industriels, qui perturbent les écosystèmes devenus fragiles.Il existe pourtant une solution simple et viable pour préserver notre environnement : manger plus végétarien..

 

 

 

Manger plus végétarien pour la préservation de l’eau: 70% des ressources en eau douce sont dévolues à l’agriculture. En moyenne, une alimentation carnée revient à plus de 15 000 litres d’eau douce par jour, alors qu’une alimentation végétarienne nécessite elle 5 000 litres. A titre d’exemple simple, John Robbins, dans « The Food Revolution – How your diet can help save your life and the world » établit qu’en ne mangeant pas 450 grammes de boeuf, on économise davantage d’eau qu’en ne se douchant pas pendant 6 mois.De plus, les quantités terrifiantes d’excréments et d’urine rejetées par le bétail polluent les rivières et les nappes phréatiques.En France, 90% des nappes phréatiques sont polluées par les pesticides employés dans les cultures et les nitrates issus du lisier, auxquels s’ajoutent les antibiotiques, les stéroïdes et les hormones de croissance.Aux Etats-Unis, selon le Conseil Américain pour la Protection des Ressources Naturelles, les fermes-usines génèrent plus de 130 fois de pollution que la population elle-même..L’aquaculture et la pisciculture, secteurs en forte croissance du fait de la surpêche et de l’effondrement des populations sauvages (cabillaud, turbot, flétan…) sont également des activités très polluantes. En France, le saumon consommé provient presqu’à 100% d’élevages. Or, en 1998, selon le recensement de la salmoniculture française (source Ministère de l’agriculture), 66% des sites de production ne traitent pas leurs rejets. En outre, la densité de population est telle qu’il en résulte une pollution de l’environnement par les émissions de composés azotés et d’ammoniac.

Manger plus végétarien pour réduire la consommation d’énergie: Le voyage que parcourt la viande pour arriver dans nos assiettes entraîne de considérables dépenses d’énergie et notamment de pétrole, de la culture et du transport de céréales pour nourrir les animaux à l’acheminement du fourrage vers les élevages et au transport du bétail lui-même vers l’abattoir. Arrive en bout de course la chaîne du froid de la distribution à la consommation. Car la viande demande des températures de conservation plus basses que les végétaux, accroissant donc les dépenses énergétiques nécessaires à produire le froid pour la conserver.En résumé, selon les chiffres publiés par Le Point le 22 juin 2006 « Élevages : une catastrophe écologique », « le kilo de viande de veau équivaut à un trajet automobile de 220 km, l’agneau de lait à 180 km, le bœuf à 70 km ! ».Selon une étude des géophysiciens de l’Université de Chicago, au vu de la quantité de combustibles fossiles dépensés par l’ensemble de la filière alimentaire, il ressort qu’un végétarien génère annuellement une tonne et demie d’émissions polluantes de moins qu’une personne suivant un régime de type américain carné. C’est encore plus efficace que de remplacer son véhicule roulant à l’essence par un véhicule hybride, soit une tonne en moins de CO2 !

Manger plus végétarien en tout équilibre: La viande n’est absolument pas le seul aliment à contenir des protéines et seules des situations extêmes de malnutritions, liées notamment à des famines, aboutissent à des carences.Manger moins de viande, ou ne pas en manger du tout, ne présentera pas plus de danger de carence que de manger moins, ou ne plus manger du tout, de prunes ou d’épinards. L’équilibre alimentaire ne repose en effet absolument pas sur la présence de protéines animales à un repas, mais sur la combinaison régulière, harmonieuse et variée des aliments.Les protéines dont nous avons besoin ne sont d’ailleurs pas seulement d’origine animale (viande, poisson, oeufs, produits laitiers) : les protéines végétales sont d’aussi bonnes qualités, sans les inconvénients des protéines animales.

Les inconvénients des protéines animales pour la santé: Dans la nature les herbivores vivent plus longtemps que les carnivores… ce simple constat déjà prête à réfléchir ! Le lien entre la consommation de viande, d’œufs et de produits laitiers et l’ostéoporose, l’asthme… a été établi. Les végétariens et végétaliens vivent en moyenne 6 à 10 ans de plus que le reste de la population.La viande apporte des toxines, des purines et de l’acide urique qui sont des déchets du fonctionnement (neuro-)musculaire. Pourquoi donc ajouter des déchets extérieurs à nos propres déchets puisque tout un système interne est mis en place pour les filtrer par le foie entre autres et les expulser ?La viande apporte une « suralimentation » car elle est trop riche (graisses animales) face aux simples besoins humains physiologiques fondamentaux.Souvent associée à des glucides à assimilation lente, elle accroît encore l’effet de suralimentation, produisant difficultés digestives, lourdeurs après le repas et pathologies multiples.

Le sort réservé aux animaux dans les abattoirs est cruel et sauvage: Très peu de personnes connaissent la vie des animaux tués pour l’alimentation humaine. Pourtant, plus de 300 millions d’animaux sont tués chaque jour dans le monde. Des milliards d’autres “attendent” leur tour dans l’angoisse des élevages, où ils n’ont aucun droit, parqués, gavés, entassés, saignés, tués à la chaîne…Les animaux sont de plus en plus nourri à base de céréales OGMB avec les dangers maintenant avérés qu’ils comportent ! L’élevage se fait avec des injections massives d’antibiotiques, à titre préventif, pour les protéger d’éventuelles infections qui ne sont pas avérées mais qui pourraient peut-être se produire (on soigne des animaux qui ne sont pas malade sans veiller à ce que leur santé soit bonne) : cela renforce la résistance des bactéries aux antibiotiques, diminue la puissance de l’effet thérapeutiques des antibiotiques (certains sont d’ailleurs déjà complètement inefficaces, notamment certains dit « à large spectre » ), implique de développer de nouveaux antibiotiques toujours plus puissants et dont on contrôlera mal les effets pervers sur la santé, rendant certaines maladies incurables.

Manger plus végétarien est un acte politique fort: Face à un accroissement de la population mondiale, à l’aspiration des pays du sud vers un mode de vie des pays industrialisés, à l’augmentation de la production de viande, la frénétique consommation de protéine animale, entraînant une véritable crise écologique, fragilise les écosystèmes.Manger plus végétarien revient à adopter un comportement plus sobre.Changement climatique, déforestations, désertifications, pollution de l’eau, consommation d’énergie sont le résultat d’une agriculture et d’un élevage intensifs qui fournissent nos rayons de supermarchés en protéines animales. Plus on mange de viande et plus on alimente le système !Manger plus végétarien est un acte politique fort pour lutter contre les dérives de notre société de consommation.

Manger plus végétarien pour préserver les forêts: Pour satisfaire la demande mondiale de viande, qui a quintuplé depuis les années 50, il faut raser des forêts. Selon un article paru dans Le Point du 22 juin 2006, « Élevages : une catastrophe écologique », « L’élevage industriel réclame des quantités astronomiques d’aliments qui monopolisent 29% de la surface terrestre sous forme de pâturages et de cultures fourragères ». Des hectares de forêts tropicales de forêts tropicales sont ainsi dévorées au service de l’industrie et de la consommation de la viande. Selon le Directeur du Centre international pour la recherche forestière, David Faimowitz, « nous pouvons dire que les éleveurs transforment les forêts de l’Amazonie en viande hachée ».

Manger plus végétarien pour lutter contre le réchauffement climatique: Sur le plan mondial, 22% des émissions de méthane, gaz à effet de serre, proviennent du lisier, des flatulences et des éructions des élevages de bétail qui ne sont pas une réalité naturelle mais bel et bien une industrie humaine.Un sondage réalisé en janvier 2006 par l’institut TNS Sofres pour Le Pèlerin effectué le 18 janvier 2006 sur le réchauffement climatique a mis en évidence que 61% des français sont prêts à réduire leur consommation de viande pour lutter contre le réchauffement climatique.Il est possible de le faire !

Article en provenance de: http://www.colibris-lemouvement.org/