Archives de la catégorie ‘Protéger les Animaux & la Nature’

. Vraiment, ailler les couilles de regarder les conséquences de vos actes !

http://www.youtube.com/watch?v=qsQhQTyOKMI

Nominé aux Oscars, ce film-documentaire a remporté de nombreux prix. La musique est de Moby et le narrateur est Joaquin Phoenix (Gladiator). Utilisant des caméras cachées et des images inédites, Earthlings est à la fois un argumentaire et une chronique des pratiques des plus grandes industries actuelles, dont les profits dépendent – d’une manière ou une autre – de l’exploitation animale.

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Les baleines sont les plus grands animaux de la planète : les tuer n’est donc pas chose facile. Rien de surprenant à ce que la chasse à la baleine soit d’une cruauté inimaginable et que les cétacés meurent dans d’atroces souffrances.

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Voici la description rapportée par le Dr Little, médecin à bord d’un navire parti en expédition pour chasser la baleine en Antarctique en 1946 :

 « Imaginez un cheval avec deux ou trois lances explosives enfoncées dans le ventre, contraint de tirer un camion de boucher dans les rues de Londres en se vidant de son sang : c’est à peu près la réalité des méthodes employées actuellement pour tuer les baleines. Les canonniers eux-mêmes admettent que, si les baleines pouvaient crier, cette activité s’arrêterait, car personne ne pourrait supporter d’entendre une telle souffrance. »

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Et les méthodes utilisées par les chasseurs de baleines n’ont pas changé. Des harpons explosifs attrapent les baleines et les hissent à bord, tandis que de puissants fusils les achèvent. Mais cela ne suffit pas à décrire avec justesse toute la violence et la cruauté de la chasse à la baleine. Imaginez :

  • Les baleines sont souvent poursuivies jusqu’à épuisement avant d’être harponnées.
  • La plupart du temps, les harpons explosifs ne tuent pas immédiatement les baleines. Certaines sont ainsi harponnées plusieurs fois avant de mourir.
  • Blessées, les baleines harponnées sont tractées vers les navires où on les frappe encore à coups de harpons ou de carabines puissantes. Les baleines harponnées près de la queue puis hissées vivantes à la poupe des bateaux finissent par mourir de suffocation lorsqu’elles se retrouvent la tête plongée dans l’eau.
  • Les baleines peuvent ralentir leur respiration et leur rythme cardiaque. Ainsi, même si beaucoup paraissent mortes ou inconscientes, il est en fait probable qu’elles soient en train de souffrir horriblement.

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http://www.youtube.com/watch?v=x2VX23AJhCU

Si le passionné de belote ou de pétanque affirme clairement qu’il lui est « très agréable de jouer aux cartes/aux boules », jamais un chasseur n’aura l’honnêteté de dire qu’il trouve « passionnant d’aller tuer les animaux de nos campagnes ou forêts », car il se doute que c’est bien peu convainquant. Ainsi, les chasseurs ont inventé plusieurs prétextes, dont la plupart sont fort éloignés de leur réelle motivation.

Autrefois, était mis en avant celui de « tradition ». Peut-être ont-ils enfin compris qu’évoquer la tradition ne peut pas justifier des activités cruelles ou dépassées, qu’il faut savoir se remettre en cause et évoluer.

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Leurs deux principaux arguments actuels sont la « régulation » et la « gestion » de la faune. Les chasseurs n’iraient donc pas chasser pour le plaisir, comme loisir, mais pour une corvée de gestion-régulation ? Qui peut croire qu’en lâchant dans la nature chaque année des dizaines de millions d’animaux d’élevage (perdrix, faisans, lièvres, etc., pour avoir plus de ‘cibles’), en nourrissant la faune (l’agrainage, qui augmente la reproduction) et en détruisant systématiquement les prédateurs (dont le rôle est justement de réguler leurs proies), les chasseurs fassent œuvre de régulation ? Rappelons que si jamais les individus d’une espèce devenaient trop nombreux, il existe de multiples alternatives pour réduire leurs effectifs : arrêter les lâchers et le nourrissage, protéger les prédateurs, déplacer des animaux ‘en surnombre’ dans des zones de faible densité pour repeupler, récupérer les œufs, etc.

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Quant à leur soi-disant « gestion », s’ils voulaient être un peu plus crédibles, ils auraient déjà dû commencer par supprimer de leur liste la moitié des espèces chassables, car il s’agit d’espèces migratrices. Elles ne peuvent donc pas être gérées au seul niveau national (et encore moins en recevant des coups de fusil !). Pour les espèces chassables sédentaires, la pseudo-gestion des chasseurs est scandaleuse : lâcher des millions d’animaux d’élevage, détruire les prédateurs, organiser des chasses commerciales, tuer des espèces menacées… est-ce donc ça leur gestion ? « Gérer la faune » correspondrait-il à tuer les animaux ?

La réalité de la chasse est, quant à elle, rarement exposée au grand public : ce loisir est inadmissible d’un point de vue éthique, il provoque un préjudice écologique important, et il accapare et insécurise la nature.

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Si la chasse a longtemps été une nécessité alimentaire, elle est maintenant devenue un loisir. Or une distraction consistant à tuer des animaux n’est pas acceptable d’un point de vue éthique. Cette incompatibilité avec l’éthique est accentuée par la présence de modes de chasse particulièrement cruels. C’est le cas de la chasse  à courre, où l’animal est poursuivi pendant des heures jusqu’à l’épuisement, mordu voire déchiqueté vivant par les chiens, puis achevé à coups de dague s’il n’est pas mort noyé. Le déterrage occasionne également de nombreuses souffrances (morsures, saisie de l’animal avec des pinces, mise à mort à coups de dague ou de talon, etc). La chasse à l’arc, autorisée depuis 1995, est, elle aussi, cruelle : la plupart du temps, les flèches ne font que blesser les animaux. Souvent non retrouvés, ils sont ainsi des milliers à  agoniser cachés. Il existe pourtant de nombreuses activités pacifiques en lien avec la nature et les animaux. L’observation ou la photographie de la faune ne procurerait-elle pas plus de plaisir ? Ne serait-ce pas plus respectueux ?

Cette activité cause un préjudice écologique important. Des espèces ayant leurs effectifs en chute libre sont chassées : c’est le cas des tétras, gélinottes, putois et belettes, où les chasseurs tuent les derniers individus, annulant ainsi les efforts de conservation réalisés par les associations de protection de la nature. Selon la liste rouge des espèces menacées (2008) et le rapport Lefeuvre, 48% des espèces d’oiseaux chassables sont classées vulnérables, en état défavorable ou en danger, et devraient donc normalement être protégées. La France est le pays d’Europe ayant les plus longues périodes de chasse et le plus grand nombre d’espèces chassables : ainsi, des espèces migratrices se font tuer en traversant la France alors qu’elles sont protégées dans les autres pays. Pour avoir une idée de l’ampleur, si l’on se réfère aux données de l’ONCFS, en seulement un weekend de chasse, les chasseurs tuent autant d’oiseaux que le naufrage de l’Erika (300 000). A l’impact dû à la mortalité directe (prélèvements), s’ajoute celui lié aux dérangements, qui a aussi de nombreuses conséquences néfastes sur la dynamique des espèces (réduction du nourrissage et du repos, perte d’énergie, diminution de la reproduction). On pourrait également s’intéresser aux problèmes liés à l’utilisation de plomb (provoquant la maladie du saturnisme, heureusement récemment interdite en zones humides), aux lâchers de « gibier » (contamination de la faune sauvage avec des maladies d’enclos), etc.

La chasse est également une source d’insécurité. Pendant plus de la moitié de l’année, moins de 2% de la population s’accapare les espaces naturels et gène, voire empêche, les autres utilisateurs de la nature d’effectuer leurs loisirs pacifiques. Il devient difficile, sinon impossible, de profiter pleinement de la nature. Chaque année, il se produit environ 180 accidents de chasse, dont près d’une trentaine sont mortels. Ainsi, en période de chasse à tir (septembre-février), les chasseurs tuent donc en moyenne plus d’une personne par semaine et en blessent près d’une par jour ! La chasse est le seul loisir qui tue ou blesse des personnes ni pratiquantes, ni spectatrices.

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