La viande & la faim dans le monde

Publié: 27 juillet 2012 dans La viande & la faim dans le monde

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La faim progresse dans le monde:

En novembre 1996, le sommet mondial pour l’alimentation tenu à Rome sous l’égide de la FAO proclamait la volonté des chefs d’Etat et de gouvernement rassemblés à cette occasion de réduire de moitié le nombre de personnes sous-alimentées à l’horizon 2015.
Aujourd’hui, on ne peut qu’être pessimiste sur les chances de voir cet objectif atteint puisque, loin de régresser, le nombre de personnes sous-alimentées suit un trend croissant depuis le milieu des années 1990, même si on enregistre une régression en 2010 après le pic de 2009. Cette situation relève de causes multiples. L’emprise de l’élevage sur des ressources naturelles limitées constitue sans nul doute l’une d’entre elles.

Terres agricoles en France:

Les terres agricoles françaises sont accaparées par les animaux d’élevage : 2/3 des terres agricoles sont destinées à l’alimentation animale, que ce soit en pâturages ou en cultures de plantes pour l’alimentation des animaux. L’alimentation animale est par exemple aujourd’hui le principal débouché industriel des céréales françaises : elle en consomme 11 millions de tonnes, ce qui représente 50% des utilisations en France. Par ailleurs, la France importe des tourteaux de soja, principalement du Brésil et d’Argentine, contribuant ainsi à la déforestation en Amérique latine et aux problèmes sociaux liés au développement des grandes cultures intensives au détriment des petits paysans. Avec 4,5 millions de tonnes de soja importés chaque année, la France est le premier importateur européen : 22% du soja exporté par le Brésil lui est destiné. Le soja d’importation destiné à l’alimentation est en grande partie génétiquement modifié.

L’élevage : un gaspillage:

Un rapport de la FAO de 1992 indiquait que les animaux sont de piètres convertisseurs d’énergie en alimentation humaine : si on les nourrit avec des céréales, ils ingèrent en moyenne 7 kcal pour en restituer une sous forme de viande (3 kcal pour les poulets, 16 kcal pour les bovins). Le président du GIEC, Rajendra Pachaury, illustre d’une autre façon cette inefficacité : il faut 7 à 10 kg de végétaux pour faire 1 kg de viande boeuf, 4 à 5,5 kg pour 1 kg de viande de porc.

Élevage et sous-alimentation:

La production animale actuelle passe de plus en plus des bovins et autres ruminants, qui broutent l’herbe et mangent du fourrage, aux porcs et aux volailles engraissés par des régimes alimentaires à base d’aliments concentrés, souvent importés d’autres régions du pays ou de l’étranger.

Près d’un milliard d’humains sous‑alimentés:

Dans un rapport rendu public en octobre 2010, la FAO estimait à 925 millions le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde, avec la répartition géographique ci-contre.
La malnutrition affecte un enfant sur trois dans les pays en développement. Elle réduit la résistance des enfants aux maladies, provoque des handicaps mentaux et physiques et accroît leur mortalité.

 

L’élevage détourne des ressources nécessaires à l’alimentation humaine:

33% des terres cultivables de la planète sont utilisées à produire l’alimentation des animaux d’élevage ; 26% de la surface des terres émergées non couvertes par les glaces est employée pour le pâturage. Au total, ce sont 70% des terres à usage agricole qui, directement ou indirectement, sont consacrées à l’élevage. 35,5% du volume des céréales produites dans le monde sert à nourrir les animaux d’élevage. La production mondiale de soja, en expansion très rapide, est principalement destinée à l’alimentation animale. Tant les céréales que le soja sont des denrées hautement nutritives, directement consommables par les humains. Les affecter à la l’alimentation animale constitue un détour de production particulièrement inefficace.

Carnivorisme et « cannibalisme »:

Consommer des produits animaux tue des animaux, et impose à la plupart d’entre eux une vie misérable, tant les conditions d’élevage sont effroyables.
Une forte consommation de produits animaux tue aussi des humains, ou les maintient dans l’extrême misère. René Dumont qualifiait déjà en son temps l’occidental, avec sa surconsommation de viande, de « cannibale indirect ». La croissance accélérée des productions animales dans le monde au cours des dernières décennies a dramatiquement accentué ce « cannibalisme ». S’il n’est pas exclusivement le fait des occidentaux, il est assurément une des formes que prend l’accaparement des ressources par les riches au détriment des pauvres

 

Article en provenance de: http://www.viande.info/

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